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Objet d'etude de la lexicologie. Les aspects synchronique et diachronique desetudes lexicologiques. Le vocabulaire en tant que systeme. Le mot - unitefondamentale de la langue. Caracteristique phonetique des mots en francais moderne. L'identite du mot.

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: . : . . : 17.02.2009. : 2009. antiplagiat.ru: --.

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NOTIONS PRLIMINAIRES. LE MOT
CHAPITRE I
1. NOTIONS PRLIMINAIRES
1. Objet d'tude de la lexicologie.
2. Les aspects synchronique et diachronique des tudes lexicologiques.
3. Le vocabulaire en tant que systme.
CHAPITRE II
2. LE MOT
1. Le mot - unit fondamentale de la langue.
2. Le mot (son enveloppe matrielle) et la notion.
3. La signification en tant que structure.
4. Le sens tymologique du mot.
5. Caractristique phontique des mots en franais moderne.
6. Caractristique grammaticale du mot en franais moderne.
7. L'identit du mot.
CHAPITRE I
NOTIONS PRLIMINAIRES
1. Objet d'tude de la lexicologie. Le terme lexicologie , de provenance grecque, se. compose de deux racines: lexic(o)" de lexikon qui signifie lexique et log de logos qui veut dire mot, discours, trait, tude .
En effet, la lexicologie a pour objet d'tude le vocabulaire ou le lexique d'une langue, autrement dit. l'ensemble des mots et de leurs quivalents considrs dans leur dveloppement et leurs liens rciproques dans la langue.
Le vocabulaire constitue une partie intgrante de la langue. Aucune langue ne peut exister sans mots. C'est d'aprs la richesse du vocabulaire qu'on juge de la richesse de la langue en entier. De l dcoule l'importance des tudes lexicologiques.
La lexicologie peut tre historique et descriptive, elle peut tre oriente vers une ou plusieurs langues. La lexicologie historique envisage le dveloppement du vocabulaire d'une langue des origines jusqu' nos jours, autant dire qu'elle en fait une tude diachronique. Elle profite largement des donnes de la linguistique compare dont une des tches est la confrontation des vocables de deux ou plusieurs langues afin d'en tablir la parent et la gnalogie.
La lexicologie descriptive s'intresse au vocabulaire d'une langue dans le cadre d'une priode dtermin, elle en fait un tableau synchronique. La lexicologie descriptive bnficie des tudes typologiques qui recherchent non pas tablir des gnalogies, mais dcrire les affinits et les diffrences entre des langues indpendamment des liens 'de parent.
Il n'y a gure de barrire infranchissable entre la lexicologie descriptive et la lexicologie historique, vu qu'une langue vivante envisage une poque dtermine ne cesse de se dvelopper.
Ce cours de lexicologie sera une tude du vocabulaire du franais moderne, considr comme un phnomne dyna mique.
Notons que la lexicologie est une science relativement jeune qui offre au savant un vaste champ d'action avec maintes surprises et., dcouvertes.
2. Les aspects synchronique et diachronique des tudes lexicologiques. La langue prise dans son ensemble est caractrise par une grande stabilit. Pourtant elle ne demeure pas immuable. C'est en premier lieu le vocabulaire qui subit des changements rapides, se dveloppe, s'enrichit, se perfectionne au cours des sicles.
La lexicologie du franais moderne est oriente vers le fonctionnement actuel des units lexicales en tant, qu'lments de la communication. Cependant la nature des faits lexicologiques tels qu'ils nous sont parvenus ne saurait tre explique uniquement partir de l'tat prsent du vocabulaire. Afin de pntrer plus profondment les phnomnes du vocabulaire franais d'aujourd'hui, afin d'en rvler les tendances actuelles il est ncessaire de tenir compte des donnes de la lexicologie historique.
Ainsi, c'est l'histoire de la langue qui nous renseigne sur le rle des divers moyens de formation dans l'enrichissement du vocabulaire. Une tude diachronique du vocabulaire nous apprend que certains moyens de formation conservent depuis des sicles leur vitalit et leur productivit (par exemple, la formation des substantifs abstraits l'aide des suffixes - ation, - (e) ment, - ge, - it, - ce), d'autres ont acquis depuis peu une importance particulire (ainsi, la formation de substantifs avec les suffixes - tron,. - rama), d'autres encore perdent leur ancienne productivit (telle, la formation des substantifs avec les suffixes - esse, - ice, - ie). f * Les phnomnes du franais moderne tels que la polysmie, l'homonymie, la synonymie et autres ne peuvent tre I expliqus que par le dveloppement historique du vocabuaire.
Le vocabulaire de toute langue est excessivement composite. Son renouvellement constant est d des facteurs trs varis qui ne se laissent pas toujours facilement rvler. C'est pourquoi' l'tude du vocabulaire dans toute la diversit de ses phnomnes prsente une tche ardue. Pourtant le vocabulaire n'est point une cration arbitraire. Malgr les influences individuelles et accidentelles qu'il peut subir, le vocabulaire d'une langue sa dveloppe j^rogresslveii^erit selon ses propres lois qui en dterminent les particularits.
L'abondance des homonymes en franais en comparaison du russe n'est pas fortuite; ce n'est gure un fait du hasard que; la cration de mots nouveaux par"le passage d'une catgorie lexico-grammaticale dans une autre (blanc, adj. - le blanc Ides yeux], subst) soit plus productive en franais qu'en russe. Ces traits distinctifs du vocabulaire franais doivent tre mis en vidence dans le cours de lexicologie.
Si l'approche diachronique permet d'expliquer l'tat actuel du vocabulaire, l'approche synchronique aide rvler les facteurs qui en dterminent le mouvement progressif. En effet, le dveloppement du vocabulaire se fait partir de nombreux modles d'ordre formel ou smantique qui Sont autant d'abstractions de rapports diffrents existant entre les vocables une poque dtermine. On pourrait citer l'exemple du suffixe - on tir rcemment du mot lectron et servant former des termes de physique (positon, hgaton). L'apparition de ce suffixe est due l'opposition du mot lectron aux mots de la mme famille lectrique, lectricit.
Le suffixe - Ing d'origine anglaise a des chances de s'imposer au franais du fait qu'il se laisse facilement dgager d'un grand nombre d'emprunts faits l'anglais. Tel a t le sort de nombreux suffixes d'origine latine qui aujourd'hui font partie du rpertoire des suffixes franais. Par consquent, les multiples liens qui s'tablissent entre les units lexicales une poque donne crent les conditions linguistiques de l'volution du vocabulaire. Ainsi la synchronie se rattache intimement la diachronie. .
3. Le vocabulaire en tant que systme. Dans la srie hardiesse, audace, intrpidit, tmrit chacun des membres se distingue, par quelque indice smantique quf~eTr constitue l'individualit et la raison d'tre: hardiesse dsigne une qualit louable qui pousse tout oser, audace suppose une hardiesse excessive, immodre, intrpidit implique le mpris du danger, tmrit rend l'ide d'hardiesse excessive qui agit au hasard, et par consquent, prend une nuance dprciativeA.
On peut prvoir, sans risque de se tromper, que si encore un synonyme venait surgir il aurait reu une signification en fonction de celles de ses prdcesseurs. Et, au con traire, il est probable que la disparition d'un des synonymes serait suivie de la modification smantique d'un des autres membres de la srie qui aurait absorb la signification du synonyme disparu.,' '. *"'"
4iajis la diachronie les moindres modifications survenues quelque vocable se font infailliblement sentir sur d'autres vocables relis au premier par des liens divers. Il est ais de s'en apercevoir. Les modifications smantiques d'un mot peuvent se rpercuter sur les mots de la mme famille. Le mot habit voulait dire autrefois tat - 'cocTOHHHe'; en prenant le sens de vtement il a entran dans son dveloppement smantique le verbe habiller form de bille - 'partie d'un arbre, d'un tronc prpare pour tre travaille'; ' l'apparition des drivs habilleur, habillement, dshabiller est due l'volution smantique du verbe. L'emploi particulier d'un mot peut galement avoir pour rsultat la modification de sa signification. AinSj, par exemple, un mot qui se trouve constamment en voisinage d'un autre mot dans la parole peut subir l'influence smantique de ce dernier. Tels sont les cas des substantifs pas, point, de mme que rien, personne, gure qui ont fini par exprimer la ngation sous l'influence de ne auquel ils taient rattachs.
Il s'en suit que dans l'tude du vocabulaire une importance particulire revient aux rapports rciproques qui s'tablissent entre les units lexicales.
Le systme du lexique, comme tout autre systme, suppose l'existence d'oppositions. Ces oppositions s'appuient sur des rapports associatifs ou virtuels existant au niveau de la langue-systme. Elles appartiennent au plan paradig-matique. Chaque unit lexicale entretient, en effet, divers rapports associatifs avec les autres units. Prenons l'exemple de F. de Saussure qui est celui du mot enseignement. A partir du radical enseignement est en rapport paradigmatique avec enseigner, enseignons, enseignant, etc.; envisag sous l'angle smantique il s'associe instruction, apprentissage, ducation, etc. L'ensemble des units entretenant entre elles nelle permet au lexicologue de dceler les facults comblna-toires des mots et de leurs lments constituants (constituants immdiats, morphmes, phonmes).
L'analyse distributionnelle rejoint la mthode contextuelle qui consiste dans la prsentation des phnomnes linguistiques dans un contexte verbal dtermin. Cette dernire mthode est largement utilise dans les rcents ouvrages lexicographiques soucieux de fournir aux usagers un riche inventaire d'emploi des vocables afin d'en rendre plus tangibles les nuances smantiques et l'usage.
Vu que tout mot construit peut tre transform en une construction syntaxique la mthode transformationnelle s'avre utile lorsqu'on veut en prciser le caractre et le degr de motivation. Par exemple, la transformation de jardinet - petit jardin nous autorise affirmer que ce mot construit est motiv par le mot jardin qui en est la base driva-tionnelle; en plus, elle permet de constater le plus haut degr de la motivation puisque les deux lments constituant le mot jardinet/jardin-et/soni suffisants pour en dterminer le sens (le suffixe - et valeur diminutive quivalant smantiquement 'petit'). Par contre, la transformation de graveur - personne qui grave, tout en nous renseignant sur le mot de base (graver), n'en puise pas la signification qui est personne dont le mtier est de graver (cf. faucheur - personne qui fauche ); ce fait signale une motivation infrieure, dite idiomatique.
Il n'est pas toujours ais d'tablir la direction drivative pour deux mots qui supposent un rapport drivationnel. Tel est, par exemple, le cas de socialisme et socialiste. La mthode transformationnelle permet, en l'occurrence, d'expliciter la direction drivative: socialiste devra tre interprt comme tant driv de socialisme du fait que la transformation socialiste - partisan du socialisme est plus rgulire 1 que la transformation socialisme - doctrine des socialistes. Ainsi la mthode transformationnelle rend un service aux lexicologues dans l'examen des rapports drivationnels existant au sein du vocabulaire.
Dans les tudes portant sur le contenu smantique des vocables on fait appel l'analyse componentielle (ou smi-que). Cette dernire vise dceler les units minimales de signification (composants smantiques, traits smantiques ou smes) d'une unit lexicale (mot ou quivalent de mot). L'analyse componentielle met en vidence non seulement la structure profonde de la signification 1t mais aussi les rapports smantiques qui existent entre les vocables faisant partie des sries synonymiques, des groupes lexico-smanti-ques, des champs syntagmatiques et autres groupements. Les mthodes spciales appliques en lexicologie visent dcrire de faon plus explicite la forme et le contenu des units lexicales, ainsi que les rapports formels et smantiques qu'elles entretiennent.
CHAPITRE II
Le mot.
1. Le mot - unit fondamentale de la langue.
Le mot est reconnu par la grande majorit des linguistes comme tant une des units fondamentales, voire l'unit de base de la langue. Cette opinion qui n'a pas t mise en doute pendant des sicles a t rvise par certains linguistes contemporains. Parmi ces derniers il faut nommer des reprsentants de l'cole structuraliste, et en premier lieu des linguistes - amricains tels que Harris, Nida, Gleason, selon lesquels non pas le mot, mais le morphme serait l'unit de base de la langue. Conformment cette conception la langue se laisserait ramener aux morphmes et leurs combinaisons a.
Dans la linguistique franaise on pourrait mentionner Ch. Bally qui bien avant les structuralistes amricains avait dj exprim des doutes sur la possibilit d'identifier le mot. Son scepticisme vis--vis du mot perce nettement dans la citation suivante: La notion de mot passe gnralement pour claire; c'est en ralit une des plus ambigus qu'on rencontre en linguistique 9. Aprs une tentative de dmontrer les difficults que soulve l'identification du mot Ch. Bally aboutit la conclusion qu' II faut... s'affranchir de la notion incertaine de mot . En revanche, il propose la notion de smantme (ou sme) qui serait un signe exprimant un* Ide purement lexicale *, et la notion de molcule
L'asymtrie qui est propre aux units de la langue en gnral est particulirement caractristique du mot. Cette asymtrie du mot se manifeste visiblement dans la complexit de sa structure smantique. Le mme mot a le don de rendre des significations diffrentes. Les significations mmes contiennent des lments appartenant des niveaux diffrents d'abstraction. Ainsi, le mot exprime des significations catgorielles: l'objet, l'action, la qualit. Ces significations sont la base de la distinction des parties du discours. A un niveau plus bas le mot exprime des significations telles que la nombrabilit/la non-nombrabilit, un objet inanim/un tre anim. A un niveau encore plus bas le mot traduit diverses significations lexicales diffrencielles.
Notons encore que le mot constitue une ralit psychologique: c'est avant tout les mots qui permettent de mmoriser nos connaissances et de les communiquer.
Ainsi, le mot est une unit bien relle caractrise par des traits qui Jui appartiennent en propre. Malgr les diversits qui apparaissent d'une langue l'autre le mot existe dans toutes les langues ses deux niveaux: langue-systme et parole. Les mots (et, ajoutons, les quivalents de mots) constituent le matriau ncessaire de toute langue.
2. Le mot (son enveloppe matrielle) et la notion.
La linguistique marxiste reconnat l'existence d'un lien indissoluble entre la pense de l'homme et la langue. Dj K. Marx constatait que la langue est la ralit immdiate de la pense, qu'elle est la conscience relle, pratique . Les ides, disait K. Marx, n'existent pas en dehors de la langue. L'homme pense au moyen de notions qui se combinent en jugements, il communique sa pense l'aide de mots qui s'agencent en propositions. Ces catgories logiques et linguistiques 'apparaissent toujours dans leur liaison troite.
Notre pense ne trouve sa ralisation que dans la 'matire, en l'occurrence, dans la matire sonore (ou graphique, son succdan) sous forme de mots et de propositions qui servent rendre des notions et des jugements. On peut parler de notions pour autant qu'elles sont matrialises sous forme de mots (ou d'quivalents de mots). Ceux des linguistes ont tort qui affirment qu'il existe une pense abstraite non formule en paroles 1, que toute pense, si simple soit-elle, est incommunicable dans son essence, la langue en donne une image schmatique et dforme. Il faut donner raison F. de Saussure 8 lorsqu'il dit que le son et la pense sont insparables de la mme manire que le recto d'une feuille de papier est solidaire du verso.
Permettons-nous encore cette comparaison trs russie de H. Von Kleist: L'ide ne prexiste pas au langage, elle se forme en lui et par lui. Le Franais dit: l'apptit vient en mangeant; cette loi empirique reste vraie quand on la parodie en disant: l'ide vient en parlant .
Le rle des mots ne se borne pas transposer la notion dans la forme verbale, mais servir de mdiateur actif et indispensable dans la formation de la notion, pour son devenir. Le mot participe lui-mme la formation de la notion.
D'aprs la thorie de la connaissance de V.I. Lnine, - le mot et la notion prsentent une unit dialectique.
V.I. Lnine dit que tout mot gnralise.
Examinons ce processus.
Dans quel rapport se trouvent le mot et la notion? Dans quel rapport se trouvent la notion et l'objet de la ralit?
Dans ses Cahiers philosophiques V.I. Lnine rpond ces questions. Lnine distingue deux degrs de la connaissance.
Lepremier degr consiste dans la sensation, dans la formation de perceptions et de reprsentations partir de la sensation. La sensation est le lien immdiat entre la ralit, le monde extrieur, et la conscience. La sensation sert de base la perception et la reprsentation. Le processus de perception s'effectue quand on peroit directement un* objet par les sens. La perception, c'est l'ensemble des sensations produites par un objet. On peut se reprsenter un objet sans, e percevoir directement, l'aide de la mmoire ou de l' magination. Alors on est en prsence du processus de la reprsentation. La reprsentation, c'est l'image mentale de l'objet qui n'est pas peru directement par ies sens. Ainsi, l'homme entre en contact avec la ralit par les sensations, les perceptions et les reprsentations. Mais ce n'est que le commencement du processus de la connaissance.
Le deuxime degr de la connaissance, c'est la gnralisation des phnomnes isols, la formation des notions (ou concepts) et des jugements.
Par la gnralisation thorique, abstraite des perceptions et des reprsentations, on forme des notions, des concepts. La notion, le concept fait ressortir les proprits essentielles des objets, des phnomnes de la ralit sans en fixer les proprits accidentelles.
Si nous regardons une rivire nous la percevons; si nous nous souvenons plus tard de cette mme rivire, nous nous la reprsentons. L'image concrte de cette rivire est, dans le premier cas, une perception, dans le deuxime - une' reprsentation. En faisant ressortir les proprits essentielles des rivires en gnral, c'est--dire le courant de l'eau, avec ses deux rives naturelles ( l'oppos d'un canal), etc., nous formons une notion. La notion, le concept ce n'est plus une image mentale concrte, c'est une abstraction, une gnralisation thorique. Le mot rivire s'unit la notion rivire ; il sert nommer non pas une rivire dtermine, mais n'importe quelle rivire, la rivire en gnral, autrement dit, ce mot exprime la notion de rivire gnralise, abstraite. Le mot gnralise principalement grce sa facult d'exprimer des notions.
La notion (ou le concept) peut tre rendue par des moyens linguistiques diffrents: par des mots, des groupes de mots. C'est pourtant le mot, par excellence, qui sert de moyen pour exprimer la notion. La facult d'exprimer des notions ou des concepts est une des caractristiques fondamentales des mots et de leurs quivalents.
Donc, le mot et la notion (ou le concept) constituent une unit dialectique. Pourtant unit ne veut pas dire identit. De mme qu'il n'y a pas d'quivalence, voire, de symtrie, entre la pense et la langue, il n'y a point d'identit entre le mot et la notion. Un mot, prcisment son enveloppe matrielle, peut tre li plusieurs notions et, inversement, la mme notion est parfois rendue par des mots diffrents.
Il est ncessaire de faire la distinction entre les notions de la vie courante, ou les notions coutumires, et les concepts valeur scientifique. Ainsi, le mme mot rivire exprime tout aussi bien une notion coutumire qu'un concept scientifique. Le concept scientifique reflte les proprits vritablement essentielles des objets et des phnomnes consciemment dgags dans le but'spcial de mieux pntrer et comprendre la ralit objective.
Les concepts scientifiques sont exprims par les nombreux termes appartenant aux diverses terminologies.
La notion coutumire reflte dans notre conscience 1 0 s proprits distinctives essentielles des objets et des phnomnes. Les notions coutumires n'exigent pas de dfinitions prcises et compltes au mme titre que les concepts scientifiques qui veulent une extrme prcision. Dans son activit journalire l'homme a surtout affaire aux notions coutumires qui servaient la pense humaine dj bien avant l'apparition des sciences. Aujourd'hui comme autrefois la plupart des mots d'un emploi commun expriment dans le langage principalement des notions coutumires.
Les notions coutumires de mme que les concepts scientifiques se prcisent et se perfectionnent grce au processus universel de la connaissance de la ralit objective.
Les notions, les concepts peuvent tre rels et irrels. Ils sont rels condition de reflter les proprits des objets et des phnomnes de la ralit objective. Tels sont: lectricit, atome, oxygne, hydrogne; matire, ralit, jugement, concept; science, mot, morphme, prfixe, suffixe; homme, socit, enfant, etc. Les notions et les concepts irrels sont aussi des gnralisations abstraites, mais ils ne refltent pas des objets et des phnomnes existants; tels sont: ange, diable, paradis, enfer, sorcier, panace, pierre philosophale, centaure, etc. Un grand nombre de ces notions a t cr par la religion qui les prsentait comme des concepts rels et justes. Les notions et les concepts irrels ne sont pourtant pas entirement dtachs de la ralit objective. Ils refltent des morceaux, des fragments de la ralit combins arbitrairement grce l'imagination. L'homme vrifie la justesse et l'objectivit de ses connaissances en se rglant sur la pratique quotidienne. C'est la pratique quotidienne qui permet de distinguer ce qui est juste de ce qui est faux dans nos perceptions, nos reprsentations, nos notions et jugements. Elle est la base du processus de la connaissance son premier et son deuxime degr. La pratique est le critre suprme de toute connaissance:
De l'intuition vivante la pense abstraite, et d'elle nature: elle se situe non plus au niveau lexical, mais au niveau grammatical de la langue. Certains mots-outils traduisent les rapports existant entre les notions et les jugements (tels sont les prpositions, les conjonctions, les pronoms relatifs, les verbes auxiliaires copules), d'autres prcisent en les prsentant sous un aspect particulier les notions rendues par les mots qu'ils accompagnent (ainsi, les articles, les adjectifs possessifs et dmonstratifs).
Signalons part les termes modaux qui n'expriment pas de notions, mais l'attitude du sujet parlant envers ee qu'il dit, par exemple: videmment, probablement, peut-tre, n'importe, etc.
Remarquons qu'aux yeux de certains linguistes * tout mot possderait forcment la fonction rationnelle. Ainsi, les noms propres de personnes et d'animaux rendraient la notion trs gnrale de l'homme ou de l'animal (Mdor serait toujours un chien, tandis que Paul, s'associerait rgulirement l'homme). Les interjections ne traduiraient pas les motions du locuteur en direct, mais par le truchement des notions correspondantes (Pouah I rendrait l'ide d'un grand dgot tiens 1 - celle d'une surprise). Cette conception, qui ne manque pas d'intrt, fait toutefois violence aux phnomnes linguistiques.
Si l'on compare, quant leur contenu smantique, les mots homme et Emile pris isolment la diffrence apparatra nettement. Le mot homme rendra effectivement la notion gnrale de tre humain dou d'intelligence et possdant l'usage de la parole, il n'en sera rien pour Emile qui n'exprimera pas plus la notion d' homme que Mlnouche celle du chat . Donc, au niveau de la langue-systme Emile et Minouche sont dpourvus de la fonction rationnelle. Il en est autrement au niveau de la parole. C'est justement ici que les noms propres de personnes et d'animaux se conduisent l'gal des noms communs. En effet, les premiers, aussi bien que les derniers, exprimeront des notions particulires. (Cf. Jean viendra - Cet homme viendra)
Donc, les noms propres de personnes et d'animaux possderont la fonction rationnelle (et, videmment, la fonction nominative) au niveau de la parole.
Aussitt qu'un nom propre acquiert la facult d'exprimer une notion gnrale (cf. un Harpagon, un Tartufe) il sera promu au rang des noms communs et deviendra un mot fonction rationnelle au niveau de la langue.
Confrontons prsent pouah! et dgot. Si dgot rend bien une notion dtermine tout en la nommant, pouah 1 traduit en direct un sentiment, une motion cause par un phnomne-d la ralit. Tout comme les notions les motions refltent la ralit. Toutefois ces rverbrations motives se situent un niveau infrieur en comparaison de la notion. Donc, les interjections possdent uniquement la fonction affective aux deux niveaux de la langue. C'est dans le fait que les interjections rendent nos sentiments et non pas des notions-qu'il faut chercher l'explication du caractre souvent flottant, imprcis de leur signification.
3. La signification en tant que structure. La linguistique marxiste insiste ..................





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