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Origines du thtre. Le Moyen Age. Le Classicisme: les scenes parisiennes, Corneille, Moliere, Racine. Le Romantisme au XIXe siecle: Napoleon et le thtre, Victor Hugo, Dumas, Merimee. Le thtre bourgeois: drames et comedies, operettes et vaudeville.

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: . : . : 07.07.2009. : 2009. antiplagiat.ru: --.

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Le contenue

Introduction.
Origines du thtre
1. Le proto thtre
2. Le thtre antique
Le Moyen Age.
Thtre d'inspiration religieuse
Les amuseurs
Les comdies d'tudiants
Thtre no-latin (Les humanistes franais)
Le Classicisme
1. Les scnes parisiennes
Corneille
Molire
Racine
IV. Le XVIIIe sicle.
Le thtre des lumirs
Beaumarchais
Le thtre de la Rvolution
Le Romantisme
Le Romantisme au XIXe sicle.
Napolon et le thtre
Victor Hugo
Dumas, Mrime
Musset
Le Boulevard du Crime.
VII. Le thtre bourgeois.
Drames et comdies
Operettes et vaudeville
Le thtre de la IIIe Rpublique
VIII. La premire partie du XXe sicle.
1.Un thtre littraire
Cocteau
Influence du Surralism
L'occupation
Sartre et Camus
IX. Le thtre de l'aprs-guerre.
Nouveaux metteurs en scne
Evolutions d'un thtre de divertissement
Le thtre de tout les possibles.
1. Survie de thtre
2. Les thtres en France aujourd'hiu
3. Les Franais
4. Le public
Conclusion: Le secret du thtre.
Bibliographie.
Introduction

Le domain de l'art thtral n'est pas toujours facile cerner. Jusqu'o peut-on parler de thtre? Quelle est la dfinition du thtre?
Si l'on s'en rfre la simple tymologie, thtre vient du grec theatron, qui drive du verbe theaomai, signifiant contempler, considrer, tre spectateur au thtre. Il faut donc s'accorder l-dessus: il n'y a pas de thtre sans spectateurs, et le thtre demande la dfinition d'un lieu scnique. L'acte thtral ne doit pas s'exercer pour soi, mais s'addresser aux spectateurs. Le thtre doit raconter une histore humaine, representer l'imitation d'une action de caractre leve et complte ( Aristote), ou l'image exacte et anime de la nature humaine (Dryden, dramaturge anglais du XVIIe siecle). Le thatre ne se contente pas d'tre une source dmotion ou de plaisir: il doit rendre compte de l'homme.
Ainsi, le thtre est un art qui a pour but de reprsenter en un lieu dfini la nature humaine dans ses action, ses penses, ses grandeurs ou ses bassesses, en procurant au spectateur une motion directe. La forme crite n'est que le refler de cet art vivant.
I. Origines du thtre
Le proto thtre

De toutes les activits que l'homme a pu s'inventer, le thtre se distingue par le fait qu'il ne demande que trs peu de moyens. Dans ses formes les plus restreintes, il peut se rsumer une unique personne se prsentant devant d'autres personnes, en quelque lieu que ce soit; aucune invetation, aucune tape particulire dans l'volution des socits n'est rellement ncessaire. Le thtre a pu apparatre de manire primitive n'importe quel moment de la Prhistoire, partir du moment o I'homo sapiens s'tait dot d'une organisation social. Toutefois, les traces les plus anciennesd'une forme de spectacle, dans les civilisation assyro-babiloniennes et hitite, datent tout au plus du trousime et deuxime millnaires av. J.-C., et ne permettent rien d'autre que de prudentes hypothses sur ce qui a pu se passer auparavant.
En Msopotamie, on sait qu'un pome retraant le mythe de la cration tait donn chaque anne pour la nouvelle anne babylonienne; mais faisait-il l'objet d'une dclamation o d'une vritable mise en scene? Dans quelles conditions tait-il jou? Etait-ce une crmonie mystique, rituelle ou demi profane? Totes ces questions restent en suspens.
On peut imaginer, le souir au coin du feu, l'amuseur du village singeant ses companions ou retraant les exploits hroiques d'un ancien. On peut encore imaginer l'ensemble des chasseurs reconestituant la capture d'un animal, pour favoriser la chasse du lendemain. William Golding, dans Sa Majest des mouches, fait ainsi jouer par des enfents redevenus sauvages une sance de chasse rituelle, dans laquelle l'un d'entre eux tient le rle du cochon sauvage.
Entre le jeu, le rite et l'exorcisme, une forme vivace de spectacle a donc trs certainement exist, et peut-tre mme dans des lieux rservs pour cela. Mais rien ne permet de l'affirmer, ni d'en tirer une vritable conclusion.
Le thtre antique

Selon la lgende, la premire reprsentation tragique serait due au pote Arion qui vivait Corinthe vers la fin du VIIe siecle. La tradition avance ensuite le nom de Thespis, qui, venu d'Icarie sur son chariot lui servant de scne, aurait donn une premire tragdie aux Dionysies entre 536 et 533. En prcurseur, Thespis aurait dgag nettement le premier comdian du choeur et diffrenci les parties chantes des parties parles. Il aurait galement tabli l'usage d'un prologue, d'une prsentation, et utilis des masques moins grossiers qu'auparavant.
L'tude de la tragdie grecque se rsume donc l'analyse d'une trentaine d'oeuvres, alors quil s'en crivit, entre le VIe et le Ve sicle, plus d'un millier; et que l'on pense qu'un thtre priv s'tait dvelopp dans les maisons aristocratiques, plus volutif, avec l'intervention de mimes, des conteurs, danseurs, bouffons et potes.
En un peu moins de quatre-vingte ans, l'art dramatique eut le temps de natre dt de mourir, mais aussi d'voluer de manire considrable, ainsi que l'a soulign Jacqueline de Romilly:
A beaucoup d'gards, la diffrence est large et plus profonde entre Eschyle et Euripide, qu'entre Euripide et Racine.
Les Athniens adoptrent vite le thetme de tragdie, et ce nom mrite que l'on s'attade un peu sur sa troublante origine. Tragos signifie bouc, et trag-oeudia chant du ouc, ou ode au bouc, ce qui, tout de mme, n'a pas un trs grand rapport avec le thtre. On pourrait croire que le terme dcoule d'un qualificatif de Dionysos, mais le dieu, quand il est assimil la vigueur sexuelle de l'animal, est appel riphos, juene bouc, et non pas tragos. Ttout au plus peut-on supposer que la trag -oedia, lorigine, tait un chant religieux dont on accompagnait le sacrifice d'un bouc aux ftes de Bacchus (Bailly).
L'origine de comdi, au moins, semble beaucoup plus claire: Kmos tait le nom d'une joueuse fte processionnelle en l'honneur de Dionysos, avec des chants et des danses.
Peu de temps aprs la premire guerre punique, vers 230, un affranchi tarentin, grc de la naissance, Livius Andronicus, commmena traduire pour la scne romaine des tragdies et des comdies du rpertoire athnien.
Les thatres romains aui se construisirent se diffrenciaient nettement du modle grec.Avec le monde romain, le thtre devenait-aussi- une entrepeise commerciale.
L'volution du thtre avait tu religion, mais, comme l'a joliment dit Lon Moussinac, les jeux du cirque et de l'amphithtre finirent par tuer le paganisme. Les niuveaux chrtiens n'avaient que rpugnance pour des rjouissances populaires dont ils avaient en partie fai les frais, et les autres formes de spectacle ne pouvaient trouver grce leurs yeux: les tragdies parlaient de dieux paens, et les comdies taient pleines d'obscnits.
La jeune Eglise contribua faire disparatre le thtre, mais le public, de toute faon, n'tait plus au rendez-vous. Avec la fin de Lempire romain se tournait une page dfinitive. Arrivait un ge des tnbres durant lequel le thtre n'tait mme plus l'ombre d'un souvenir.
Le Moyen Age

Thtre d'inspiration religieuse

Il est assez difficile d'imaginer qu'en Occident, le thtre aut pu se mettre en sommmeil pendant prs de dix sicles. L'Europe eut digrer les vagues successives d'invasions barbares, et ne conserva son empreinte culturelle qu' travers le filtre de la religion dominante. L'Eglise contrlait l'ducation, intervenait largement dans les affaires des royaumes, dans la vie publique, l'art, le commerce, les institutions; et ke thtre ne pouvait pas lui non plus chapper son influence. L'aristocratie fodale, quant elle, se contentait des passages de troubadours, acrobates, jongleurs et autres montreurs d'ours.
Cependant, la farce grossire subsistait sur des estrades de fortune, avec une plus ou moins grande tolrance de l'Eglise; elle se distingua rapidement du jeu liturgique ou profane, qui avait une prtention plus littraire; la moralit acait une intention difiante, avec un recours l'allgorie; le dict se rsumait le plus souvent un monologue qui traitait qui traitait d'un sujet d'actualit; la sottise ou sotie tait une farce qui mettait en scnd des membres de l'imaginaire peuple sot; enfin, la pastorale, plus tardive, tait une sorte de tragi-comdie aux personnages champtres.
Il est indubitable qu'il y eut dans cette poque l'intervention de metteurs en scne, ou tout du moins de rgisseurs, qui coordonnaient les spectacles.
Les participants taient des amateurs non rtribus, mais auxquels on attribuait des indemnits en nourriture et en boisson, et chacun devait s'engager sur l'Evangile tenir son rle avec conscience et sans dfaillance.
Le lieu de repesentation prit bientt une forme tablie, que l'on retrouvera de manire assez semblable dans toute l'Europe: une grande aire dlimite pour le jeu, quelquefois entoure de vritables gradins,ou d'une haute palissade,avec divers lieux scniques signifis par des dcors appels mansions. D'une ct, il y avait le Paradis, symbolis par une faade de maison avec un trne surlev pour Dieu, un choeur des anges et un aropage des personnages sacrs; de l'autre, l'Enfer, qui tait reprsent par une gueule oucerte de dragon.
Cependant, comme la ferveur religieuse n'excluait pas le dsir de se distraire, des intermdes de jonglerie, de chansons et de farces vinrent bientt mettre un peu de vart dans les spectacles. L'oganisation des spectacles tait maintenant sous la responsabilit de confrries professionnelles et les acteurs eux-mme en cinrent se regrouper en socits, appeles puys.
Aprs 1402, les Confrres de la Passion eurent Paris un monopole de reprsentations dans leur salle de l'hpitale de la Trinit, qui commenaient se rapprocher d'une forme de thtre presque conventionnelle.
Les amuseurs

Les amuseurs publics continuaient d'errer de places publiques en salles de chteaux, quand ils n'taient pas convis se produire l'occasion de mariages, clbrations et ftes dicerses.
Des moralits, mais surtout des fatces, taient donnes dans les foires, dans les tavernes,avec un disuositif de plus rudimentaires. Le thme le plus prouv tait celui de la ruse l'un personnage qui lui permet de surmonter tous les obstacles, mais qui peut galement se retourner contre lui; quelques illustrations de proverbes, quelques situations vigoureuses compltent un rpertoire qui s'apparente surtout celui des fablaux.
Le terme de farce, qui vient du bas-latin farsa, farcissure, tmoigne galement du jargon utilis. Et le jeu trs outr ne faisait qu'accentuer l'intention premire de divertir.
Les comdies d'tuiants

Les saltimbanques n'allaient pas tarder se trouver en concurrence avec les clercs d'unicersit, qui commenaient eux aussi s'adonner l'criture comique.
Il faut souligner la place qu'avait pris la Fte des fous dans les diffrents pays d'Europe. Les jeunes gens se costumaient, se masquaient, se dguisaient en filles, dansaient dans les glises, buvaient.
Aux Xve sicle, un certain Maffeo Vegio s'indigna d'une fte assez excessive qui s'tait droule sous le Dme de Pavie (Italy). Nous verrons d'ailleurs que les clercs et les letts de Pavie seront les tout premiers donner un aboutissement thtral leurs divertissements.
L'une des consquences de tout ce renouveau thtral fut la cration de Socits joyeuses, rassemblant ici et l des comditns amateurs, clercs pour la plupart, et qui connureent trs vite le succs. La plus clbre socit fut celle des Clercs de la Basoche de Paris, avec la concurrence, toujours parisienne, des Enfants sans-souci et des Sots. Ces troupes se dplaaient et les plus clbres taient invites ici et l pour de grandes occasions. Tout les comdies avaient en commun de s'ancrer dsormais dans la ralit et de dcrire des scnes du temps, mme de faon cruelle ou parodique.
Aprs 1562, la situation politique allait considrablement perturber cet lan thtral. Les guerres de religion, les massacres, l'inscurit et les malheurs du temps provoqurent la disparition de nombreuses troupes. La vie thtral retrouva des formes nouvelles au XVIe sicle aprs le rtablissement de la paix sous Henri IV.
Thtre no-latin

La dcouverte de textes de plus en plus nombreux des auteurs latins et grecs avait entran un engouement extraordinaire chez les lettrs franais, qui se sentirent bientt dignec, avec la forme nouvelle de l'alexandtin, de figurer parmi les continuateurs des auteurs antiques. En 1549, Joachim du Bellay dans sa Dfense et illustration de la langue franaise, condamnait les farces populaires et souhaitait restituer comdies et tragdies dans leur ancienne dignit.Jean de La Taille, auteur en 1562 d'un imposant Saul le Furieux, renchrissait en souhaitant que l'on crive des comdies faites au patron, la mode et au portait des anciens Grecs et Latins.
La langue latine rservait nanmoins ces spectacles un auditoire clair, comme le dmontre en 1502 cette raction une reprsentation d'une pice de Trence Metz, o le publec populaire s'en prit violemment aux acteurs, car il ne comprenait rien.
Paradoxalement, alors que les temps troubls rduisaient en peau de chagrin l'expression du thtre populaire, les reprsentations se multipliaient dans les collges qui y trouvaient le mouen d'illustrer leurs prises de position sur la Rforme. Et c'est Henri IV qui mit le hol toute cette hardiesse par un arsenal de rglements universiraires.
III. Le Classicisme
Les scnes parisiennes

En France, l'closion d'un vritable thtre fut plus tardive qu'en Italie, qu'en Espagne ou qu'en Angleterre. Alors que Shakespeare ou Lope de Vega avaient dja disparu, la scne franaise se rsumait encore pour l'essentiel aux exhibitions des comdiens itinrants que Scarron a si bien dcrits dans le Roman comique.
Les choses commencrent voluer quand Louis XIII accorda le titre de Troupe Royale la compagne itinrante de Valleran Lecomte. A Paris, la troupe de Lecomte se produisait la salle de l'Htel de Bourgogne, rue Mauconseil, o jouaient galement les Comdiens Italiens, tandis qu'une autre troupe, celle de Mondory, s'installait la salle du Jeu de Paume, appele aussi salle du Marais. Ce fut nanmoins Richelieu qui, passionn par le thtre, donna l'impulsion ncessaire afin qu'il devienne un vritable art noble. Il fut quiper un troisime thtre au Palais-Caudinal, qui prendra ensuite le nom de Palai-Royal, et enfin celui de Comdie-Franaise.
Corneille

Pierre Corneille naquit Rouen en 1606, dans une famille de fonctionnaires royaux. Il fut reu avocat en 1624 mais se tourna rapidement vers la carrire dramatique. Quelques comdies et tragi-comdies ke firent remarquer par Richelieu. Recrut, donc, par le Premier ministre, Corneille poursuivit cependant son oeuvre personnelle. En 1635, Mde fut un chec,mais vint en 1636 l'clatant succs du Cid.
Corneille proposait aux spectateurs de son temps l'illustration d'une vritable thique, celle d'une exaltation de l'honneur et des valeurs aristocratiques.
Le Cid reste la meilleure pice de Corneille, et sa fougue romanesque continue de lui assurer une ternelle jeunesse. Corneillle ne s'tait pas toujours pli aux rgles classiques. Il amait les grandes histoires, les beaux sujers, et leur accordait pkrs d'importance qu' l'tude des caractres.
A la demande du surintendant Fouquet, il reprit cependant la plrme en 1659 pour donner un Oedipe, et rdigea en 1661 La Toison d'or, grand spectacle avec machineries donn l'occasion du mariage de Louis XVI avec l'infante Marie- Thrse.
Mais la gloire montante de Racinelui faisait de l'ombre, et l'opposition entre les deux auteurs culmina en 1670 avec les reprsentations trs attendues, huit jours d'intervalle, de deux pices sur le mme sujet. La perfection du Brnece de Racine l'emporta sur le Tite et Brnice d'un Corneille vieillissant.
Un peu clips, il garda nanmoins la faveur du Roi dont il avait toujours servi la gloire. En 1682, il donna une dition complte de son thtre, avant de mourir en 1684.
Molire

Jean-Baptiste Poquelin naquit Paris en 1622. Il reut chez les Jduites une ducation bourgeoise. Avec Madeleine Bjart et ses amis, il cra en 1643 l'Illustre Thatre et pri le nom de Molire. Bientt encourag par ses amis, li se mit des farces. Mais la troupe, dont il avait pris la tte en 1650, jouait galement les tragdies de Corneille et des auteurs de l'poque.
En 1658, les comdiens revinrent Paris. Pris en charge par Monsieur, le frre du Roi, ils furent alors placs au Peutit-Bourbon, prs du Louvre.
En 1659, Molire innova en faisanrt la satir des salons littraires qui devenaient la mode. Ce furent Les Prcieuses ridicules, qui provoqurent de profondes polmiques: le thtre pouvait-il se faire le portrait de la vie?
Comme le Petit-Bourbon allait tre dtruit pour que soit ralise la colonnade du Louvre, la troupe avait dmnag pour le Palais-Royal que la mort de Richelieu acait laisse sans affectation.
L'cole des maris (1661) revint dans les proccupations de l'poque, mais c'est L'cole des femmes en 1662 qui souleva une nouvelle vague d'indignation la Cour et la ville.
Fort de la faveur de Louis XVI, Molire osa Le Tartuffe (1664), Dom Juan ou le Festin de pierre(1665) et Le Misanthrope(1666).
Molire s'tait rabattu sur une farce, Le Mdecin malgr lui (1666), puis sur une comdie, Amphitryon (janvier 1668), qui obtint un vif succs; George Dandin (juillet 1668) eut moins la faveur du public, et L'Avare (septembre 1668) fut un chec. Pour les ftes de la Cour, il crivit alors trois comdies-ballets, Monsieur de Pourceaugnac (1669), Les Amants magnifiques (1670) et Le Bourgois gentilhomme(1670). La peinture des travers ridicules prenait les pas sur la satire.
La plus grande apporte de Molire au mtier thtral lui-meme fut d'avoire su transcender la comdie et la pastorale pour aboutir au spectacle complet de la comdie-ballet, ce qui, plus tard, allait favoriser l'closion de nouvelles formes de spectacle. Mais l'histoire du thtre retient videment surtout ses grandes comdies, celles de la description des comportements sociaux. Et mme si, comme dans Dom Juan, le sujer n'est pas toujours de lui, son apport est tel qu'il semble toujours le faire renatre.
Racine

Lorsque parut Jean Racine (1639-1699), toute la vie de cour s'tait centralise autour de Louis XIV, et le jeune pote ,'aura de cesse que d'assurer sa ruissite auprs du Roi-Soleil. Son thtre s'enferma dans un univers essentiellement aristocratique, mais il n'endemeure pas moins la forme la plus accomplie de toute l'expression classique.
Fils d'un contrleur de grenier sel, Racine fut pris en charge par sa grand-mre, qui le fit lever dans l'ambiance trs particulire de Port-Royal, et dans des collges galement tenus par des Jansnistes. Il recherchait la protection des grands, et tenta d'attirer l'attention du Roi par des pomes sa plus grande gloire. En 1664, il fit reprsenter La Thbaide par la troupe de Molire au Palais-Royal, puis Alexandre en 1665. Il se brouilla cette anne-l avec Molire, passa l'htel de Bourgogne o sa matresse Thrse Du Parc, comdienne chez Molire, le rejoignit pour crer Andromaque en 1667. Suivirent trois autres chefs-d'oevres dramatique, Britannicus (1669), Brnice (1670), Phdre (1677), et son unique comdie, Les Plaideurs (1668).
En 1667, Louis XIV le nomma historiographe du Roi. Il fit un mariage convenable, devint directeur de l'Acadmie franaise.
C'est ce souce d'exactitude que le thtre de Racine doit son accent de vrit dans l'analyse des personnages, qui est le reflet d'une interrogation plus profonde sur la condition humaine. Et, derrire la masque du cynique arrivist, se rvle le visage plus douloureux d'un vritable grand dramaturgue.
Le XVIIIe sicle

Le thtre des lumires

L'homme qui ouvrit de nouveaux horizons au thtre franais ne fut pas un trs bon dramaturge; mais il sur rflchir sur le thtre comme personne ne l'avait fair jusque-l, et poser les bases dramaturgie.
Examinant les diffrents types de thtre Diderot fit la diffrence entre le burlesque, le genre comique, le genre srieux, le genre tragique, et le merveilleux. En anoblissant des sujets bourgeois, en proposant d'orienter le thtre vers des portraits de socit, il dgageait clairement une tendance qui s'tait amorce avec la comdie italienne de Machiavel et L'Artin, qui avait touch Lope de Vega dans ses drames sociaux, Molire sans des pices comme George Dandin.
Le thtre de Diderot, Le Fils naturel (1757), Le Pre de famille (1758), Est-il bon?(1771) fut trop dmonstratif pour tre vritablement intressant, mais sa rflexion entraina une prise de conscience dans les milieux du thtre.
Beaumarchais

Enfin, arriva celui qui allait porter l'art de la comdie au niveau d'un vritable pamphlet,et qui, tmoignant des ides sditieuses de son temps, annona la proche Rvolution franaise.
Pierre-Aguctin Caron (1732-1799), aui prit par la suite (par sa femme) le nom de Beaumarchais, tait avant tout un homme actif. Il fut l'inventeur avant vingt ans de l'chappement d'horlogerie, devit agent secret, fit un ngoce d'armes avec les insurgs amricain. Dbordant de vie et d'nergie, il entama de surcrot une carrire littraire avec des comdies srieuses, avant d'oser en 1774 Le Barbier de Sville ou La Prcaution inutile, interdit par la censure, et que Louis XVI n'autorisa l'anne suivanre que dans une version remanie.
En 1781, Beaumarchais avait termin la suite du Barbier, qu'il avait ontitul Le Mariage de Figaro ou La Folle Journe. La premire reprsentation publique, le 27 avril 1784, fut l'une des plus mmorables soires de l'histoire du thtre en France.
En 1789, Beaumarchais fut nanmoins considr comme un aventurier servile et un arriviste corrompu. Il chappa de peu la mort, s'installa l'tranger, ne revint en France qu'en 1796, proposa au gouvernement de percer l'isthme de Panama, avant de mourir en 1799.
Le Mariage de Figaro fut la dernire grande pice de l'Ancien Rgime, et la premire de tout le thtre moderne.
Le thtre de la Rvolution

La Renolution franaise entrana la multiplication des salles de spectacle et l'criture de centaines de pices de toutes sortes. Un dcret de 1791 donna toute personne le sroit d'ouvrir un thtre et de faire reprsenter les peces de son choix. Librs de la censure, le rpertoire des thtres s'engagea jusqu'au vertige dans tous les genres. Quand aux rvolutionnaires, ils envisageaient avec enthousiaime les possibilits didactiques du spectacle.
Le public commena par se ruer pour voir les pices jusque-l interdites, commme le Charles IX ou la Saint-Barthlemy de Marie-joseph Chnier, les pices qui dnonaient les scandaleux internements dans les couvents.
En 1793, le Comit de Salut Public resserra considrablement les liberts du thtre. Ne subsistaient que les spectacles autorics, et des reprsentations gratuites hebdomadaires des: tragdies de Britus, Guillaume Tell, Caius Graccus et autres pices dramatiques qui retracent les glorieux vnements de la Rvolution et les vertus des dfenseurs de la Liibert.
La Rvolution franaise ne trouva pas son dramaturge. Pendent dix ans, les Franais avaient t les propres acteurs d'un drame national. Et c'est l'tranger qu'taient apparues, pendant ce temps-l, de nouvelles formes d'criture dramatique.
Le Romantisme

Le Romantisme se targua de trop nombreuses paternits, se diversifia de telle faon et eut une descendance suffisamment embrouille pour qu'il ne soit pas lgitime de se demander ce qu'il avait vraiment, a l'origine, cherch reprsenter.
Le Romantisme, en fait, naissait de la confrotation entre Shakespeare et Corneille. On admirait chez le premier son audace, son lyrisme, ses puissants portraits de personnages, sa libert de compositoin, son mlange de genres. Mais l'on souhaitait conserver du second une certaine forme esthtique, une thtralit somme toute assez formelle, un sens de l'pope et une grandeur sublime des personnages. S'y ajoutaient l'poque un sentimentalisme assez exacerb, un got prononc de l'extravagance des situations, et une petite pointe de rejet pour le genre srieux. Dans ce dessein vague d'une nouvelle thtralit, qui n'tait pas non plus sans apparatre comme une forme noble des mlodrames populaires, de jeunes auteurs allaient jeter tout leur talent et toute leur fougue de modernes, contre les anciens, gardiens du temple du Classicisme.
V. Le Romantisme au XIXe sicle
Napolon et le thtre

Napolon amait le thtre, et il aurait bien voulu lui donner une importance digne de son rgne. A sa manire, il lui accorda une attention toute particulire. Il commena en 1806 par rduire huit le nombre des thtres de Paris, et en contrler svrement le rpertoire. Il avait ses prfrences, mais aussi ses haines tenaces, et ses gots allaient dans l'ensemble vers le thtre de Corneille, chez qui les Grands Hommes sont plus vrais que dans l'histoire. Il aimait assez bien l'opra, n'apprciaitpas la comdie,et trouvait que les drames taient des tragdies pour femmes de chambre.
Il aurait aim que son rgne fut marqu par un grand dramaturge, s'intressa un temps Lemercier, puis Franois Raynouard (1761-1836), qui avait attir les foules en 1805 avec une plate tragdie, Les Templiers. Alas, ses efforts ne furent pas couronns de succs.
Victor Hugo

Victor-Marie Hugo (1802-1885) tait le fils d'un gnral de Napolon. Ses plus grandes oeuvres taient dja en gestation, mais c'est vers le thtre qu'il se tourna en 1827 avec Cromwell. La pice tait injouable, mais la prface fit l'effet d'une bombe; Hugo y affirmait un renouvellement ncessaire de l'art, l'introduction du grotesque et du caractristique, la libratio ..................





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